À propos

Je n'ai pas choisi la profession d'avocat par hasard.

Mon parcours m'a d'abord conduite là où le droit se pense, se discute et se construit.

Portrait de Maître Essra Siam
I

Là où la loi se fabrique

J'ai travaillé pendant quatre années au Sénat en qualité de collaboratrice parlementaire. J'y ai découvert la fabrication de la loi de l'intérieur : le travail avec les parlementaires, le gouvernement, les débats, les amendements, les arbitrages, mais aussi tout ce qui précède l'adoption d'un texte et sa concrétisation politique.

Derrière une règle, il y a toujours une orientation, un choix de société, une volonté politique et, au bout de la chaîne, des personnes auxquelles cette règle va s'appliquer.

II

De l'autre côté de la porte

C'est aussi à cette période que j'ai commencé à m'intéresser de très près aux questions pénitentiaires et à la justice pénale. J'ai eu l'occasion d'entrer dans de nombreux établissements pénitentiaires et de rencontrer ceux qui vivent la justice depuis l'autre côté de la porte. Cela a profondément marqué ma manière de regarder le droit et, plus tard, ma manière d'exercer.

À l'École des avocats, j'ai voulu poursuivre cette approche très concrète de la profession. J'ai choisi d'effectuer un stage d'immersion à la maison d'arrêt de La Santé. Je voulais comprendre la détention autrement que dans les manuels, la presse, les faits sordides, voir ce que devient une décision de justice une fois prononcée et comprendre ce que représente, dans la réalité, la privation de liberté.

Couloir d'un établissement pénitentiaire
III

Comprendre le juge

J'ai ensuite travaillé plusieurs mois auprès des magistrats de la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice. Cette expérience a été enrichissante. Elle m'a permis de mieux comprendre le raisonnement des juges, leurs contraintes, leur manière d'appréhender un dossier et, surtout, de mesurer à quel point le dialogue avec eux est essentiel.

J'en ai gardé une conviction très simple : un avocat ne défend pas mieux son client en parlant plus fort. Il le défend mieux lorsqu'il connaît parfaitement son dossier, lorsqu'il comprend son interlocuteur et lorsqu'il sait faire entendre, au bon moment, ce que le dossier ne dit pas toujours de lui-même.

IV

Un cabinet à mon image

En novembre 2025, j'ai fait le choix d'ouvrir mon propre cabinet et d'exercer à titre individuel. Je voulais construire ma pratique comme je l'entendais : choisir mes dossiers, connaître réellement mes clients, rester accessible et ne jamais transformer la relation entre l'avocat et celui qu'il défend en simple numéro de dossier.

Le salon d'accueil du cabinet Le porche de l'immeuble, ouvert sur la cour
20 rue de Longchamp, Paris 16e.

J'exerce aujourd'hui principalement en défense pénale, droit des étrangers, droit du travail et droit de la famille.

Je suis avocate, mais je suis aussi une mère, une épouse, une amie. Je connais les contraintes d'une vie qui ne s'arrête pas lorsque surgit une procédure, une audience ou une difficulté administrative. Je sais qu'une affaire judiciaire n'arrive jamais seule : autour, il y a un travail, une famille, des enfants, des peurs, parfois des années de vie qui peuvent être bouleversées par une décision.

Deux avocates en robe gravissant les marches du Palais en tenant la main d'une petite fille
Pas à pas.

Je suis une avocate engagée dans les dossiers que j'accepte, disponible pour mes clients et attachée à une certaine idée de la défense : dire les choses avec franchise, ne jamais promettre ce que le droit ne permet pas de promettre, chercher une solution lorsqu'elle existe et se battre lorsqu'il faut se battre.

J'ai voulu mon cabinet à cette image. Un cabinet où l'on connaît le droit, évidemment. Mais surtout où l'on n'oublie jamais à qui il s'applique.

Si parfois nous semblions préférer la justice à notre pays, c'est que nous voulions seulement aimer notre pays dans la justice, comme nous voulions l'aimer dans la vérité et dans l'espoir. C'est en cela que nous nous séparions de vous, nous avions de l'exigence. Vous vous contentiez de servir la puissance de votre nation et nous rêvions de donner à la nôtre sa vérité.

Albert Camus — Lettres à un ami allemand

Expérience au Sénat

Ancienne collaboratrice parlementaire au Sénat, j'ai travaillé au plus près du processus législatif et de l'élaboration des textes. Cette expérience m'a donné une compréhension fine de la fabrication de la loi et de ses enjeux concrets.

J'ai choisi de devenir avocate pour être, désormais, de celles et ceux qui font vivre le droit au service des justiciables, sur le terrain, dans la réalité des dossiers.

Valeurs du cabinet

J'attache une attention particulière à la clarté, à la compréhension, et à la relation de confiance que j'entretiens avec mes clients.

Clarté · Compréhension · Confiance

Parcours

Du Sénat au prétoire.

  1. 17 nov. 2025

    Prestation de serment · ouverture du cabinet

    Avocate au Barreau de Paris (toque S0026), exercice à titre individuel — 20 rue de Longchamp, Paris 16e.

  2. 2024 – 2025

    École des avocats — HEDAC

    Stage d'immersion à la maison d'arrêt de La Santé. Plusieurs mois auprès des magistrats de la Direction des affaires criminelles et des grâces, ministère de la Justice.

  3. 2025

    KHIASMA Avocats · Grands Champs Ormillien & Money

    Élève-avocate : stage final chez KHIASMA Avocats, puis au sein du cabinet Grands Champs Ormillien & Money.

  4. 2020 – 2024

    Sénat

    Collaboratrice parlementaire : Commission des lois, travail législatif d'un sénateur.

  5. 2017 – 2020

    Cabinet de Maître Marcel Ceccaldi

    Stagiaire : droit international public, droit public, droit des affaires.

  6. Formation

    Université Paris Nanterre

    Master Droit international et contentieux européen. Institut de préparation à l'administration générale.

Rendez-vous

Parlons de votre situation.

Je vous reçois au 20 rue de Longchamp, ou je vous réponds par téléphone, WhatsApp ou e-mail : choisissez ce qui vous est le plus simple.

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